Spécial Seins

Le soutien-gorge fait partie intégrante du quotidien de presque  toutes les femmes mais il  est soupçonné selon certaines études d’augmenter les risques de cancer du sein.  La tendance du mode sans soutien semble revenir en force depuis quelques années mais des interrogations demeurent sur le sujet.

L’auteur de l’ouvrage Dressed to Kill,  médecin anthropologue et chercheur américain, désigne le soutien-gorge comme un facteur décisif dans la formation de fibroses, kystes et cancers. Son argumentation repose sur le postulat que les bretelles et surtout la ceinture thoracique des soutiens-gorge exercent une contrition qui entrave la circulation lymphatique et conduirait à son engorgement, et à terme, son empoisonnement.

La  circulation lymphatique est  aussi importante que la circulation sanguine, dans la mesure où elle joue le rôle d’égout de celle-ci. Je vous laisse deviner ce qui se passe quand on obstrue un égout… C’est pourtant ce que ferait le soutien-gorge au niveau de sa ceinture – de la base de la poitrine jusqu’aux aisselles. La pression exercée par la bretelle à la naissance des trapèzes sur l’épaule pourrait également causer des troubles posturaux et neurologiques.

L’étude de Sydney Singer et de son épouse Soma Grismaijer a porté sur 4 730 femmes dont 2 056 étaient en traitement pour un carcinome du sein. Elle suggère que celles qui portent leur soutien-gorge 12 heures par jour voient leur risque de développer un cancer du sein augmenter considérablement, alors qu’à l’inverse, les femmes qui n’en portent pas ou de façon sporadique sont très peu exposées. Par ailleurs, 18% des femmes touchées portaient un soutien-gorge la nuit, contre 3% parmi celles qui s’abstiennent.

Maintien ou étranglement ?

Le soutien-gorge peut être assimilé à un garrot, surtout quand il est inadapté et mal réglé par rapport à la morphologie de sa propriétaire, et c’est souvent le cas ( bretelles qui s’enfoncent dans les muscles trapèzes,  ceinture thoracique qui étrangle  le buste). Cette inadaptation est généralement révélée par l’attache dans le dos qui remonte, tiraillée par des bretelles trop serrées.

Tout cela entrave la circulation des fluides dans les tissus concernés. Les capillaires lymphatiques et sanguins, mais aussi les ganglions, sont compressés, les tissus sont sous-oxygénés et les déchets métaboliques ne peuvent plus être évacués. Les conditions d’hypoxie tissulaire et d’acidose métabolique sont dès lors réunies pour la formation d’œdèmes, de kystes, fibrokystes et autres tumeurs.

Les seins eux-mêmes présentent d’importantes variations naturelles de leur volume, liées au cycle de la femme. Or le soutien-gorge, lui, reste le même. Lorsque les seins prennent du volume, le phénomène de compression augmente d’autant. S’ajoute à cela un autre facteur : l’augmentation de la température des tissus mammaires. Une augmentation d’un demi-degré Celsius est tout à fait courante dans ces conditions, et pourrait jouer un rôle dans l’enkystement.

Qui croire ?

Concernant les risques de cancer augmentés par le port trop fréquent du soutien-gorge, nous avons déjà évoqué l’étude alarmante de Sydney Singer de 1995. Une antérieure, de 1991, concluait que les femmes pré-ménopausées ne portant pas de soutien-gorge avaient deux fois moins de chance d’avoir un cancer du sein. Pourtant, une étude américaine de 2014 publiée dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention infirme catégoriquement ce qu’elle appelle « la rumeur » selon laquelle le port du soutien-gorge serait un facteur de risque chez les femmes ménopausées. Pour les auteurs, qui ont comparé un groupe de 1044 femmes ménopausées touchées par des carcinomes invasifs du sein avec un groupe de 469 femmes en bonne santé, le risque serait le même, quel que soit le temps de port du soutien-gorge, quel qu’en soit le type, et quel que soit l’âge à partir duquel il est porté.

Deux études, une chinoise et une espagnole, identifient les facteurs de risque dans le fait non pas de porter un soutien-gorge, mais de le porter la nuit  ou bien d’utiliser des soutiens-gorge trop constrictifs à balconnets et armatures

Prenez soin de votre poitrine !

Il est important de  bien le choisir et ce n’est pas si évident, puisque d’après plusieurs études, 7 femmes sur 10 en moyenne ne portent pas la bonne taille ! 

De plus en plus de femmes privilégient désormais les soutiens-gorge sans armatures. 

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